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SINAÏ TRAD

Interprète pour les demandeurs d'asile et les structures d'accueil

Nous mettons des interprètes à disposition des CADA, HUDA, SPADA et CAES, de l'OFII et des associations : entretien d'arrivée, suivi social et médical, préparation du récit avant l'OFPRA ou la CNDA avec l'avocat ou l'intervenant, dans les langues rares comme courantes.

  • CADA, HUDA, SPADA, CAES
  • Langues rares d'Afrique et d'Asie
  • Sur place ou à distance
  • Interprètes tenus au secret
Travailleuse sociale et interprète avec une mère et sa fille dans une structure d'accueil

Interprétariat pour les CADA, HUDA, SPADA, CAES et l'OFII

Les structures d'accueil des demandeurs d'asile font partie de nos principaux clients en interprétariat. Nous intervenons pour des centres d'accueil de demandeurs d'asile (CADA), des hébergements d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA), des structures de premier accueil (SPADA), des centres d'accueil et d'examen des situations (CAES), pour l'OFII et pour des associations gestionnaires comme Coallia ou France terre d'asile.

Nos interprètes interviennent dans toute la France, par exemple pour des structures du Haut-Rhin, d'Eure-et-Loir, de Gironde et d'Île-de-France. Dans le choix de l'interprète, nous tenons compte de son habitude du vocabulaire de la procédure d'asile (attestation de demande d'asile, allocation, récit, recours) et du cadre d'un entretien social.

Selon la situation, l'interprète vient sur place, intervient par téléphone, joignable 24 h/24 et 7 j/7 pour les urgences, ou en visioconférence pour les sites éloignés et les langues rares.

À quels moments du parcours intervient l'interprète

Le besoin revient à chaque étape où la personne doit comprendre sa situation ou expliquer la sienne.

  • Arrivée dans la structure

    Entretien d'accueil, présentation du règlement de fonctionnement et du contrat de séjour, visite des lieux, explication des droits et des obligations.

  • Suivi social et administratif

    Point sur le dossier, courriers de l'OFII ou de l'OFPRA à expliquer, ouverture de droits, scolarisation des enfants.

  • Préparation de l'entretien à l'OFPRA

    Travail sur le récit avec l'intervenant social ou l'avocat : chronologie, lieux, noms, dates, pour que la personne puisse présenter son histoire clairement.

  • Recours devant la CNDA

    Entretiens avec l'avocat pour comprendre la décision de l'OFPRA, préparer le recours puis l'audience.

  • Santé et accompagnement médical

    Rendez-vous médicaux, PMI, bilan de santé, explications sur un traitement ou une hospitalisation.

  • Entretien psychologique

    Séances avec un psychologue, souvent longues et chargées : nous privilégions un interprète sur place et, quand c'est possible, le même d'une séance à l'autre.

  • Sortie du dispositif

    Explication d'une décision, orientation vers un autre hébergement ou un logement, démarches après l'obtention d'une protection.

OFPRA et CNDA : qui fournit l'interprète ?

Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA, article L. 531-13) prévoit que le demandeur d'asile est entendu par l'OFPRA dans la langue de son choix ou dans une autre langue dont il a une connaissance suffisante. Le jour de l'entretien, l'interprète est organisé par l'OFPRA. Devant la CNDA, la Cour met un interprète à la disposition du requérant pour l'audience.

La structure d'accueil, l'intervenant social ou l'avocat ont en revanche besoin d'un interprète avant et après : pour expliquer la convocation, préparer le récit, relire oralement les éléments du dossier avec la personne, puis comprendre la décision et, le cas échéant, préparer un recours. C'est à ces moments que nous intervenons.

La langue choisie lors de l'enregistrement de la demande en préfecture vaut pour toute la procédure, recours devant la CNDA compris. Il est donc utile de préparer le récit avec un interprète dans cette même langue et, si possible, dans la même variante.

Langues demandées dans les structures d'accueil

Les besoins suivent les pays d'origine des personnes accueillies. Nous proposons notamment le dari, le pachto et le persan (Afghanistan, Iran), l'arabe du Soudan, du Tchad, du Maghreb et du Moyen-Orient, le tigrigna et l'amharique (Érythrée, Éthiopie), le somali, le kurde, le turc, le géorgien, l'arménien, le russe, le tchétchène, l'albanais, le bengali et le tamoul.

Pour l'Afrique de l'Ouest et centrale : soninké, bambara, peul, wolof, lingala, ainsi que le malinké, le soussou, le dioula ou le haoussa. D'autres langues sont possibles sur demande.

Organiser un interprète pour votre structure

  1. La demande

    Langue et pays ou région d'origine, type d'entretien, date, durée, adresse du site, ou choix d'un mode à distance.

  2. Le choix du mode

    Sur place pour les entretiens longs et sensibles, téléphone pour les échanges courts et les urgences, visio pour les sites éloignés ou les langues rares.

  3. Le devis

    Il précise le mode, la durée, les conditions d'annulation et, sur place, les éventuels frais de déplacement. Pour des besoins réguliers, précisez-le : nous organisons avec vous la façon de nous solliciter.

  4. La confirmation

    Nous confirmons l'interprète en tenant compte, si vous le demandez, d'une préférence pour un interprète femme ou homme.

  5. L'entretien

    L'interprète se présente à la personne, rappelle son rôle et son obligation de secret, puis traduit tout l'échange.

Précautions propres à l'accompagnement des demandeurs d'asile

  • Récit de violences : Proposez à la personne un interprète du sexe de son choix. Le CESEDA (article L. 531-17) prévoit une possibilité comparable pour l'entretien à l'OFPRA, notamment en cas de violences à caractère sexuel.
  • Appartenance communautaire : Si la personne craint un interprète de sa communauté ou d'un groupe hostile, signalez-le : nous en tenons compte dans le choix.
  • Enfants : Ne demandez pas à un enfant de traduire pour ses parents, même pour un échange simple.
  • Autres résidents : Un compatriote hébergé dans la structure ne doit pas servir d'interprète : ce qu'il entend peut circuler.
  • Fatigue et émotion : Prévoyez des pauses pour les entretiens longs, pour la personne comme pour l'interprète.
  • Neutralité : L'interprète ne dit pas à la personne ce qu'il faut répondre et ne juge pas la crédibilité de son récit.

Questions fréquentes

Pouvez-vous fournir un interprète pour l'entretien à l'OFPRA ?
Le jour de l'entretien, l'interprète est organisé par l'OFPRA. Nous intervenons pour la préparation, avec la structure, l'intervenant social ou l'avocat, et pour les échanges avant et après la décision.
Et pour une audience à la CNDA ?
La Cour met un interprète à la disposition du requérant pendant l'audience. Nous intervenons en amont, pour les entretiens avec l'avocat qui préparent le recours et l'audience.
Quel délai pour obtenir un interprète en langue rare ?
Il varie selon la langue et la région. Faites la demande dès que la date est connue, en précisant le pays d'origine. Si aucun interprète n'est disponible sur place, la visioconférence ou le téléphone permettent souvent de tenir le rendez-vous.
Proposez-vous un interprète la nuit ou le week-end ?
Oui, par téléphone : le service est joignable 24 h/24 et 7 j/7, par exemple pour l'arrivée d'une famille le soir ou une urgence dans un hébergement.
L'interprète peut-il aider la personne à écrire son récit ?
Non. L'interprète traduit ce que dit la personne à l'intervenant ou à l'avocat, qui rédige ou aide à rédiger. Il n'ajoute rien, ne corrige pas l'histoire et ne conseille pas sur ce qu'il faut dire. Si un récit déjà écrit doit être traduit, il s'agit d'une traduction écrite.
Peut-on avoir le même interprète pour plusieurs rendez-vous ?
Pour un suivi psychologique ou un accompagnement long, c'est souvent préférable. Demandez-le : nous le proposons quand l'interprète est disponible.
Comment est facturée une intervention ?
Le prix dépend du mode, de la langue, de la durée, de l'horaire et, sur place, des éventuels frais de déplacement. Le devis détaille ces éléments.
Et si l'entretien est annulé parce que la personne ne vient pas ?
Prévenez-nous dès que vous le savez. Les conditions d'annulation figurent sur le devis ; plus nous sommes prévenus tôt, plus il est simple de reprogrammer l'interprète.
La personne peut-elle refuser l'interprète ?
Oui, si elle ne le comprend pas bien, s'il ne parle pas sa variante ou si elle a une raison sérieuse de ne pas lui faire confiance. Signalez-le à l'agence : nous cherchons une autre solution.
Les informations sur la personne restent-elles confidentielles ?
Oui. L'interprète est tenu au secret professionnel (article 226-13 du Code pénal). Il ne parle pas de la personne aux autres résidents, à sa communauté ou à des tiers, et ne conserve aucun document.

Nos engagements

  • Secret professionnel

    Documents et échanges restent confidentiels. Nos traducteurs et interprètes sont tenus au secret professionnel (article 226-13 du Code pénal).

  • Un professionnel par domaine

    Chaque mission est confiée à un traducteur ou un interprète qui connaît la langue, la variante et le vocabulaire du secteur.

  • Délais tenus

    Le délai est fixé avec vous au devis, y compris pour les demandes urgentes, et nous vous prévenons au moindre imprévu.

  • Tarifs clairs

    Le devis détaille ce qui est compris : traduction, relecture, mise en forme et livraison. Pas de frais ajoutés en cours de route.

Parlez-nous de votre besoin

Décrivez la langue, le document ou la situation : nous vous répondons avec un devis gratuit et le nom de l'interprète ou du traducteur disponible.

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